Compenser ses émissions de gaz à effet de serre à travers des projets à l’étranger, c’est dorénavant une possibilité. Après six ans d’indécision, l’article 6 de l’accord de Paris — qui couvre, entre autres, le marché international des crédits carbone— a finalement abouti à un accord sur le fil en fin de COP26. Une nouvelle dont s’est félicité le Conseil fédéral , qui mise en grande partie sa stratégie climatique sur la compensation carbone dans des pays en voie de développement. Faut-il s’en réjouir? Heidi.news fait le point sur les avancées… et les nuances.

Pourquoi c’est important. L’article 6 était le nerf de la guerre de la COP26, et avait la capacité de «faire» ou de «défaire» l’accord de Paris de 2015, comme l’a relaté CarbonBrief . A présent, si la stratégie demeure controversée, ses contours se dessinent, et se concrétisent.

Pour la Suisse en particulier, la compensation carbone est l’un des principaux chevaux de bataille de sa stratégie climatique. Le pays compte réaliser un quart de ses réductions d’émissions de CO2 via l’achat de crédits carbone à l’étranger. Après le Pérou, le Sénégal, le Ghana et la Géorgie , le Conseil fédéral vient de signer deux accords bilatéraux supplémentaires avec le Vanuatu et l’île de la Dominique. Le principe: comptabiliser les réductions d’émissions réalisées dans […]