«Il faut dire ce qu’il est, l’industrie de l’hébergement de données reste pollueuse». Son entreprise a beau vouloir jouer la carte de l’écologie, Boris Siegenthaler, directeur stratégique d’Infomaniak, n’en reste pas moins conscient de l’impact environnemental des centres de données. Entre la consommation d’énergie et la production des composants électroniques, le secteur serait responsable de 1 à 2% des émissions de CO2 dans le monde. Un chiffre qui pourrait encore augmenter avec l’accélération des échanges de données, l’envol du streaming et des visioconférences et le développement des cryptomonnaies . Mais certains acteurs du secteur veulent se mettre au vert.

Garder les données au frais

Pour comprendre pourquoi les datacenters consomment autant d’énergie, il faut comprendre que l’électricité consommée par les serveurs est en partie dissipée sous forme de chaleur, ce qu’on appelle «effet joule». Cette chaleur doit être évacuée, sous peine de dysfonctionnements. L’American society of heating, refrigerating and air-conditioning engineers (ASHRAE) estime que les serveurs ne doivent pas avoir à supporter des températures supérieures à 27°C pour fonctionner de manière optimale. Conséquence directe: le refroidissement représente un important poste de dépense pour ces professionnels, soit environ 40% de la consommation totale d’énergie . Il passe souvent par la climatisation des infrastructures. La course est donc lancée pour trouver la solution qui permettra de se passer de cette climatisation énergétiquement coûteuse. Dernière idée en date, proposée par Microsoft, immerger directement les centres de données sous la mer . Une proposition qui convainc peu […]