Le chancelier allemand Olaf Scholz a douché les faibles espoirs ukrainiens en rappelant lundi 7 mars que les importations de gaz russe restent, à l’heure actuelle, « essentielles pour l’Europe ». Un désaveu pour l’Union européenne qui, en pleine guerre russo-ukrainienne, cherche à renforcer son indépendance énergétique pour accélérer l’isolement économique de Moscou.

Une dépendance marquée, différenciée selon les pays

L’International Energy Agency, dans un rapport publié le 3 mars, a rendu publiques dix mesures jugées absolument nécessaires à mettre en œuvre pour réduire, de l’ordre d’un tiers et à court-terme, les importations de gaz venues de Russie. Et sortir d’une dépendance qui reste, pour le Kremlin, un vecteur majeur de pression sur l’Union européenne. Pour les Etats membres, le défi est immense, tant le volume importé chaque année est colossal. Ainsi en 2021, l’Union européenne a importé en moyenne 380 millions de mètres cubes par jour en provenance de Russie, pour un total de 140 milliards de mètres cubes annuel, ce qui représente environ 45 % des importations de gaz du continent. Le 8 mars, les Etats-Unis et le Royaume-Uni ont annoncé un embargo sur leurs importations […]

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