L’électrification croissante dans les domaines du transport (véhicules) et du chauffage (pompes à chaleur) entraînera une hausse de la consommation d’électricité durant le semestre d’hiver principalement. Il va nous falloir redoubler d’efforts pour concilier production durable et indigène, intérêts économiques et adhésion populaire, solutions techniques et cadre législatif.

En 2050, notre approvisionnement énergétique devra être sûr, propre et économiquement abordable, le tout en restant intégré dans le marché électrique européen. Mais alors qu’aujourd’hui la production d’électricité en Suisse est déjà insuffisante pour couvrir la demande nationale durant les mois plus froids, les Perspectives énergétiques 2050+ de la Confédération évoquent une dépendance bien présente en 2035, avec des besoins en importation qui pourraient se monter jusqu’à 40% de la demande. L’autonomie énergétique n’y est pas et le contexte actuel donne des sueurs froides aux acteurs du monde de l’énergie : l’accord-cadre avec l’Union européenne a été écarté, la loi sur le CO2 (première version) a été refusée, le Covid-19 a secoué nos sociétés et pendant que nous avançons vers une sortie du nucléaire, nos voisins entament leur propre transition vers le «durable». Ajoutez à cela un drame à quelques frontières, qui nous met face à notre dépendance «fossile» et aggrave une situation déjà délicate. «L’hiver dernier déjà (…) nous avions assisté à des fortes fluctuations, explique Simonetta Sommaruga dans […]