Un véhicule solaire a démarré à Genève un périple de quatre ans. Son onduleur spécial, fourni par une PME sédunoise, doit montrer qu’être autonome grâce aux forces renouvelables est toujours plus possible. La quête de l’autarcie se précise, mais reste débattue, à l’heure des risques de pénurie électrique.

Un drôle d’oiseau trônait sur la place des Nations à Genève lundi. Un mobile home en forme de papillon, appelé Solar Butterfly, doté de panneaux solaires et tracté par une Tesla. Son conducteur, Louis Palmer, s’apprête à faire le tour du monde. Un périple de quatre ans en autarcie énergétique pour «montrer que les solutions renouvelables existent et qu’on peut les déployer», dit-il. La caravane est partie, à la suite de quelques discours et interviews. Elle sillonnera d’abord la Suisse, puis le monde.

Cette aventure doit montrer qu’on peut voyager uniquement avec des sources d’énergie locale et renouvelable. Qu’à l’heure où les pénuries d’électricité guettent et que le prix du kilowattheure grimpe, les solutions techniques, dans l’immobilier ou sur la route, pour être autonome vis-à-vis du réseau et sans émettre de carbone, arrivent à maturité.

Conçu par l’Université des sciences appliquées et des arts de Lucerne, Solar Butterfly est construit avec des matériaux de pointe, notamment des déchets plastiques ramassés en mer. Mais il n’aurait pas pu se lancer sans l’aide d’une PME valaisanne, qui lui a fourni en un temps record ce que ses concepteurs appellent le «cœur» de leur système. Accolée à une crèche dans la banlieue de Sion, une usine abrite des machines à fabriquer des circuits imprimés, transformateurs ou encore onduleurs permettant à ses clients d’être autonomes. Studer Innotec, une PME de 80 employés, fabrique depuis 35 ans des produits à cette fin. Pendant longtemps, […]

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