L’ONG britannique TransitionZero promeut, dans une analyse publiée ce 10 mai (1) , l’utilisation d’un nouvel indice « C3PI » ( Coal to Clean Carbon Price Index ) pour estimer le prix minimum du CO2 permettant aux filières renouvelables variables (éolien et photovoltaïque) d’être plus compétitives que le charbon pour produire de l’électricité.

Le charbon souvent comparé au gaz

La prise en compte d’un prix du CO2 dans les calculs de coûts de production électrique est fréquente pour comparer les centrales à gaz aux centrales à charbon (dont la combustion émet davantage de CO2 ). Mais TransitionZero déplore que cette comparaison place de fait le gaz comme énergie de « transition » privilégiée en remplacement du charbon. Une option d’autant plus contestée alors que les pays européens peinent à réduire leur dépendance au gaz russe et alors que le bilan carbone de la chaîne gazière pousse parfois à nuancer les progrès par rapport au charbon ( le GNL américain est à ce titre montré du doigt ).

L’ONG britannique appelle donc à considérer davantage le coût du « switch » de production du charbon existant vers les filières éolienne terrestre et au solaire photovoltaïque (couplées à un stockage d’électricité par batteries). Dans sa base de données en accès libre […]